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Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Modou, le mari de Ramatoulaye Bâ vient de mourir. Celle-ci va alors être abandonnée sans divorce au profit de la plus jeune épouse. Il y a d’ailleurs une très belle scène d’amour filial lorsqu’elle apprend la grossesse de l’une de ses filles, et où elle fait fi de ce qu’on attendrait d’elle dans telle situation. Au coeur de ce roman, la lettre que l’une d’elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage. Mémoires africaines , Paris, L’Harmattan, coll.

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Justiciers, vous auriez pu, en liguant vos désespoirs, rendre tremblants ceux que la richesse enivre, ceux que le hasard favorise. Abandon, condition de la femme traitée comme une marchandise, chagrin, blessures qui ne se referment jamais, humiliation, amertume, dépression ou révolte Je pense au nourrisson orphelin à peine né. Cette narration à la première personne du singulier finit par être troublante pour le lecteur, car Mariama Bâ dévoile dans ce récit ses peurs, ses craintes, mais aussi ses espoirs, si bien que la frontière entre la part fiction du récit et vérité voire vécu de l’auteur est franchie, ce qui donne à ce roman une dimension culturelle encore plus grande. La gestion des crises conjugales avec l’implication assez importante de la famille, la polygamie destructive , la coutume qui autorise au frère du défunt de prendre en second mariage la veuve. Accueil Mes livres Ajouter des livres. Politique de confidentialité À propos de Wikipédia Avertissements Contact Développeurs Déclaration sur les témoins cookies Version mobile.

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Une si longue lettre de Mariama Bâ

Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu’elle dit de la condition des femmes. Au coeur de ce roman, la lettre que l’une d’elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.

Elle y évoque leurs souvenirs heureux d’étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l’absence de droit des femmes. Acheter ce livre sur. Critiques, Analyses et Avis 68 Voir plus Ajouter une critique. Signaler ce contenu Voir la page de la critique. Une si longue lettred’ici et d’ailleurs Dans ce roman paru enl’écrivain Mariama Bâ écrit à la première personne la lettre que Ramatoulaye, qui vient de perdre son mari Modou Fall, envoie à son amie d’enfance Aïssatou.

Dans l’intimité de cette confession, la narratrice nous plonge dans une athmosphère douce-amère, au coeur de ce sentiment étrange situé entre le nostalgie poignante de l’amour heureux et la fatalité de l’impossibilité de le faire renaître.

Que c’est intimidant d’arriver là, de lire les mots d’une autre, cette femme fictive, si réelle pourtant, que j’imagine être la femme dans la norme là-bas. Ce livre, fort, épistolaire, reprend le parcours d’une vie féminine, du moins dès son adolescence.

Une éducation traditionnelle, religieuse, amène les jeunes pubères à se vouer à être la femme, une des femmes, d’un homme. Ce livre parle aussi de l’amitié, si riche, si précieuse, ici décrite comme émotion plus forte que l’amour. Il retrace aussi quelques éléments de l’éducation familiale des enfants comme une condition féminine et amène une réflexion sur les traditions et le religieux.

Une très belle lecture pour aller encore plus loin dans le rapport des traditions à nos états de vie, à nos réflexions sur l’éducation, à nos ouvertures amicales.

Le parcours de deux femmes Sénégalaises, l’une acceptant le second mariage de son époux avec une femme plus jeune, l’autre pas. Au décès de son époux, la narratrice écrit à sa meilleure amie, qui a quitté l’Afrique pour continuer sa vie aux Etats-Unis, avec ses enfants.

Entre modernité et tradition, la condition de la femme en Afrique est ici présentée avec un ton juste, sans mièvrerie et avec exactitude. Ramatoulaye, mère de 12 enfants, profite de son temps de veuvage pour écrire une longue lettre à son amie Aïssatou installée aux Etats-Unis. Les premières pages nous transportent aussitôt dans un pays de chaleur éblouissante, aux parfums éclatants, foisonnant de fruits juteux où l’on se promène paresseusement le soir tombé le long de ports de pêche où les filets regorgent de poissons frétillants.

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Mais cette lettre est un prétexte, bien sûr, pour évoquer la société sénégalaise en plein changement suite à l’Indépendance. On est à la fin des années Dans cette lettre touchante, on apprend à connaître et à s’attacher à cette femme tendre, amoureuse et révoltée, remplie de contradictions comme tout un chacun. Celle qui appartenait à ces filles « hors du commun », propulsée dans les études supérieures, se voit aimant son rôle de maîtresse de maison et acceptant, contrairement à son amie, la polygamie de son mari.

Cela ne l’empêchera pas de discourir au sujet de l’absence quasi-totale de femmes en politique. Cette femme se démène dans une société en évolution nourrie d’importations occidentales mais encore figée dans certaines traditions ancestrales; elle apprend ainsi à composer avec les cigarettes, l’alcool et le sexe lorsqu’il s’agit d’éducation et découvre en elle des ressources inattendues lorsqu’il s’agit de vivre sans homme ou de protéger ses enfants.

Il y a d’ailleurs une très belle scène d’amour filial lorsqu’elle apprend la grossesse de l’une de ses filles, et où elle fait fi de ce qu’on attendrait d’elle dans telle situation. Les lueurs s’unissaient en clarté apaisante. Ma décision d’aider et de protéger émergeait du tumulte. Elle se fortifiait au fur et à mesure que j’essuyais les larmes, au fur et à mesure que je caressais le front brûlant ».

Dans cette lettre, Ramatoulaye est tout-à-tour jeune fille, étudiante promise à un bel avenir, épouse, femme au foyer, veuve et mère. La force de ce livre c’est le flux des pensées, cette impression d’une réflexion sans cesse en mouvement, jamais figée, d’une femme d’âge mûr revenant sur sa vie et écoutant avant tout ce que son coeur lui dicte.

Le même parcours nous a conduites de l’adolescence à la maturité où le passé féconde le présent. Pendant les quarante jours de réclusion que lui impose la tradition musulmane, un confinement qui ne sera troublé que par le rituel précis de la loi coranique, Ramatoulaye convoque ses souvenirs et fait le solde de tout compte de cette vie qui a été la sienne.

C’est avec une tendresse infinie qu’elle évoque leur enfance commune, leurs espoirs en un avenir meilleur pour les femmes et leur pays, la confiance absolue qu’elles ont mis dans l’éducation et l’instruction, unique moyen pour s’extraire de l’asservissement social, politique, religieux et les désillusions qui ont parcheminé leur existence. Servi par une écriture irréprochable, témoin de l’excellence de l’instruction que l’auteure a reçue, elle évoque certains aspects de la vie sénégalaise et par extension la vie africaine.

Elle y dénonce l’absence d’ouverture d’esprit de la société, le système discriminatoire des castes, l’étouffante tradition, la rigidité d’une société patriarcale qui trouve un soutien inconditionnel auprès de trop nombreuses femmes, les difficultés pour un peuple à accéder à l’éducation, les disparités de traitements entre les hommes et les femmes, la fragilité de la condition humaine, le devoir et le rôle de chacun homme-femme dans l’amélioration du destin de tous.

Plus qu’un roman épistolaire, c’est un appel lancé à toutes les âmes de bonne volonté convaincues de l’importance et de la portée d’une action menée pour et par le peuple pour une amélioration des conditions de vie. Ce n’est pas un livre pro-féministe bien que le thème initial soit le sort réservé à la femme mais plutôt un recueil de pensées d’une grande lucidité à l’instar de Sénèque ou Epitecte, une sorte de legs fait aux générations futures lesquelles se doivent de continuer le combat.

Mariama Bâ — Wikipédia

Si le bonheur dépend de ce que l’on a acquis au cours de l’existence, il est aussi intimement lié à tout ce à quoi on a renoncé parfois par choix, souvent car c’est la seule issue, à l’image de Ramatoulaye, veuve et à la tête d’une tribu de douze enfants, qui n’en poursuit pas moins la lutte malgré les revers de la vie.

J’ai été subjuguée par sa langue, un français précieux, quelque peu vieillot mais toujours poétique.

On y sent l’affection de l’auteure pour cette langue, son plaisir à écrire, sa maîtrise concernant la construction du récit: Je recommande vivement cette lecture au moins pour la langue si ce n’est pour les thèmes particulièrement durs qui y sont abordés. Une histoire touchante à la limite du conte philosophique. On en sort pour le moins troublé et dans le bon sens du terme. Citations et extraits 62 Voir plus Ajouter une citation. Signaler ce contenu Voir la page de la citation.

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Pour vaincre ma rancoeur, je pense à la destinée humaine. Chaque vie recèle une parcelle d’héroïsme, un héroïsme obscur fait d’abdications, de renoncements et d’aquiescements, sous le fouet impitoyable de la fatalité.

Je pense aux aveugles du monde entier qui se meurent dans le noir. Je pense aux paralytiques du monde entier qui se traînent. Je pense au lépreux du monde entier que leur mal ampute. Victimes d’un triste sort que vous n’avez pas choisi, que sont, à côté de vos lamentations, mes démêlés, motivés cruellement, avec un mort qui n’a plus de mainmise sur ma destinée?

Justiciers, vous auriez pu, en liguant vos désespoirs, rendre tremblants ceux que la richesse enivre, ceux que le hasard favorise. Vous auriez pu, en une horde puissante de sa répugnance et de sa révolte, cracher le pain que votre faim convoite.

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Votre stoïcisme fait de vous non des violents, non des inquiétants, mais de véritables héros, inconnus de grande histoire, qui ne dérangent jamais l’ordre établi, malgré votre situation misérable. Je répète, que sont, à côté de vos tares visibles, les infirmités morales dont vous n’êtes d’ailleurs pas à l’abri?

En pensant à vous, je rends grâce à Dieu de mes yeux qui embrassent chaque jour le ciel et la terre. Si la fatigue morale m’ankylose aujourd’hui, elle désertera demain mon corps.

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Alors, ma jambe délivrée me portera lentement et, à nouveau, j’aurai autour de moi l’iode et le bleu de la mer. Seront miens livrs et le nuage blanc. Le souffle du vent rafraîchira encore mon front.

Je m’étendrai, je me retournerai, je vibrerai. Mes efforts ne me détournent pas longtemps de ma déception. Je pense au nourrisson orphelin à peine né. Je pense à l’aveugle qui ne verra jamais le sourire de son enfant. Je pense au calvaire du manchot Mais mon découragement persiste, mais ma leytre demeure, mais déferlent en letttre les vagues d’une immense tristesse!

Le sang des blessures coagulé dessine sur le sol des taches sombres et répugnantes. Tout en les brossant, je pense à l’identité des hommes: Ces organes, situés aux mêmes endroits, remplissent les mêmes fonctions.

Les mwriama remèdes soignent les mêmes maux sous tous les cieux, que l’individu soit noir ou blanc: Alors, pourquoi s’entretuent-ils dans des batailles ignobles pour des causes futiles en regard des massacres de vies humaines?

Que de guerres dévastatrices! Et pourtant, l’homme se prend pour une créature supérieure. A quoi lui sert son intelligence?

Son intelligence enfante aussi bien le beau que le mal, plus souvent le mal que le bien. On ne prend pas rendez-vous avec le destin. Le destin empoigne qui il veut, quand il veut. Dans le sens de vos désirs, il vous apporte la plénitude. Mais le plus souvent, il déséquilibre et heurte.

Alors que la femme puise, dans le cours des ans, la force de s’attacher, malgré le vieillissement de son compagnon, l’homme, lui, rétrécit de plus en plus son champ de tendresse. Il compare ce qu’il eut à ce qu’il n’a plus, ce qu’il a à ce qu’il pourrait avoir. Le mot bonheur recouvre bien quelque chose, n’est-ce pas?

J’irai à sa recherche. Video de Mariama Bâ 1 Voir plus Ajouter une vidéo. Suivi de In certitudes. Nouvelle Ndèye Fatou Kane Harmattan Sénégal En remontant le cours de l’histoire, on se rend compte que des femmes se sont battues de par le monde pour que les droits de leurs congénères soient reconnus. Simone de Beauvoir, Chimamanda Ngozi Adichie, Awa Marjama, Mariama Bâ, voilà quatre femmes qui ont donné leur perception du féminisme suivant les époques et les contextes.

Ve livre puise dans les écrits de ces femmes de lettres, en analysant lettrf tenants et les aboutissants de leurs combats. Ndèye Fatou Kane est d’origine sénégalaise. Diplômée d’une école de commerce en transport et logistique internationale, l’écriture ne la quitte pas. Ce qui l’amène à publier son premier roman le malheur de vivre L’Harmattan,suivi par Franklin, l’insoumis La Doxa,